Source 24heures 10 avril 2001

ECHALLENS BASKETBALL-CLUB Parmi les douze équipes que recense le club du Gros-de-Vaud, l'une d'entre elles est représentée par la gent féminine

Article - 10/04/2001

ÉCHALLENS BASKETBALL-CLUB Parmi les douze équipes que recense le club du Gros-de-Vaud, l'une d'entre elles est représentée par la gent féminine

ÉCHALLENS BASKETBALL-CLUB Parmi les douze équipes que recense le club du Gros-de-Vaud, l'une d'entre elles est représentée par la gent féminine. De nombreuses joueuses de ligue nationale ont d'ailleurs été formées dans ce vivier du basket. La formation est un élément clé. Sur les 180 membres du club, 120 font partie du mouvement junior. A Echallens, le talent est une qualité qui coule de source. C'est en tout cas ce que le club de basket local semble démontrer. Fondé en 1969, Echallens Basket-Club (EBC) connaît en effet depuis sa création un succès rebondissant. Chez les messieurs - l'équipe fanion évolue en ligue nationale B - comme chez les dames! Les douze formations que compte le club sont essentiellement composées de joueuses et de joueurs du cru. Un effort particulier est d'ailleurs fourni au sein du mouvement junior pour en arriver là. Un effort qui a porté ses fruits, puisque EBC a vu naître plusieurs basketteuses de ligue nationale A. Ainsi, des Mariella Gaudiosi, Florence Pittet ou encore Laura Favaro ont atteint l'élite de notre pays. Alors que d'autres, telles que Vanessa Depallens, Joëlle et Patricia Schwarz, sont allées plus loin encore. Celles-ci ont fait la fierté du club en évoluant non seulement en LNA, mais également en équipe nationale. Force est d'admettre que du beau monde est sorti des rangs d'EBC! Le plaisir avant tout Pur produit du club, la première équipe féminine d'Echallens est un exemple parfait de la place du basket dans la région. Actuellement en 2e ligue, cette formation est composée de dix filles, âgées entre 18 et 25 ans. Mais cette relative jeunesse cache une complicité de longue date. «Ces joueuses se connaissent depuis longtemps. La plupart d'entre elles ne se sont jamais quittées depuis les juniors. C'est-à-dire depuis plus d'une dizaine d'années», explique Benjamin Gyger, entraîneur. Autant dire que l'amitié est le ciment de cette équipe. Coach plébiscité Cela n'empêche pas que plusieurs de ces basketteuses ont évolué en ligue nationale. A l'instar de May Jacot (Epalinges/LNB) ou encore de Natacha Petitpierre (Lausanne/LNA). Cependant, la compétition n'est pas le but principal des Challensoises. «On ne joue bien qu'en ayant du plaisir et on ne prend du plaisir qu'en jouant bien, estime Benjamin Gyger. En clair: nous préférons faire un bon match et perdre plutôt que réaliser un match exécrable et gagner.» Certains feraient bien d'en prendre de la graine. Au niveau de la taille, l'équipe du Gros-de-Vaud n'est pas des plus gâtées. La faible moyenne de 168 cm est sans conteste son plus grand défaut. Au rebond, Benjamin Gyger ne peut compter que sur une seule grande joueuse, laquelle culmine à 180 cm. Mais là n'est pas l'unique souci de l'entraîneur d'Echallens. Il y en a un autre: l'instabilité de son groupe. «Elles jouent parfaitement deux quarts-temps durant et, tout à coup, elles perdent leurs moyens. Mon rôle, à cet instant précis, est de trouver les moyens de leur redonner confiance, sans élever la voix.» Ce sont précisément ces qualités de diplomate que les filles apprécient chez leur entraîneur. D'ailleurs, celui-ci coachait déjà la plupart d'entre elles en juniors, il y a de cela six ans. Plébiscité en début de saison, Benjamin Gyger (26 ans) n'a pas hésité à reprendre le poste, alors laissé vacant. Avenir en marcheLa faible différence d'âge entre le coach et ses protégées ne constitue cependant pas un inconvénient. «Au contraire, clame le principal intéressé. Cela constitue même un avantage avec ces filles. Nous sommes sur la même longueur d'onde et partageons des idées et des intérêts identiques.» Voilà une des raisons qui encouragent ce groupe à persévérer dans son sport. Un fait devenu rare dans le bourg du Gros-de-Vaud. Car si le club voit grandir une foule de jeunes basketteuses, la plupart ne poursuivent pas leur activité sportive au-delà des classes juniors. Dommage! Mais là n'est pas le plus grand problème d'Echallens Basket-Club. La principale difficulté des dirigeants est de trouver suffisamment de salles de sport pour l'entraînement. A l'image de son équipe féminine qui doit «s'exiler» à Etagnières chaque semaine. Et encore, faute de disponibilité, elles ne peuvent assister qu'à une seule séance hebdomadaire. Il en va de même pour les équipes juniors, lesquelles font actuellement les frais du manque notoire de place. Heureusement, cette lacune sera bientôt comblée, puisqu'une nouvelle halle se construit en ce moment à Echallens, plus précisément aux Trois-Sapins. «Cette halle appartiendra au club, précise Luc Anex, vice-président et mémoire vivante d'EBC. Elle sera opérationnelle dès cet automne et devrait offrir à nos équipes des conditions d'entraînement idéales.» La construction d'une telle halle montre bien la volonté des dirigeants, de faire progresser Echallens Basket-Club. «En outre, nous sommes en contact avec BOL (Basket Olympique Lausanne) pour tenter d'entamer un partenariat, confie Luc Anex. Notre objectif étant d'avoir non seulement une bonne présence régionale au niveau des jeunes, mais aussi de maintenir une équipe fanion à un certain niveau.»A n'en pas douter, le basketball risque de faire un bon de géant ces prochaines années, du côté des Trois-Sapins.Pierre-Alain SchlosserL'ÉQUIPE Cadre féminin de 2e ligueCéline Buffat, 170 cmOphélie Fivaz, 165 cmValérie Isaaz, 173 cmMay Jacot, 170 cmMaude Mauron, 167 cmCynthia Petitpierre, 160 cmKarine Petitpierre, 160 cmNatacha Petitpierre, 168 cmNora Rupp, 170 cmKarine Sidi-Ali, 180 cm Entraîneur Benjamin Gyger Comité Stéfane Bottali, président Luc Anex, vice-président André Panchaud, caissier Didier Favre, secrétaire Yves Bezençon, membre Adresse Echallens Basket Club Case postale1427 Bonvillarswww.echallens-basket.ch